Thématiques

Axes de recherche

Les axes de recherche expriment les grandes lignes de l'ensemble des recherches conduites à la FBM.

Technologies innovantes

- Dissection cellulaire
- Imagerie

- Robotique
- Télémédecine

La FBM doit rester à la pointe de l’innovation, que l’on parle de robotique, de ­dissection cellulaire ou de télé­médecine.

Sans oublier l’imagerie, avec une sensibilité et une résolution de plus en plus élevées: l’imagerie moléculaire permet d’observer le fonctionnement des organes in vivo à l’échelle de la picomole. Ce puissant outil diagnostic est aussi de plus en plus intégré aux soins. En médecine de précision, en oncologie notamment, il permet de mieux cibler la thérapie et, en montrant la réponse au traitement, d’adapter rapidement la stratégie. Avec la théranostique, contraction de «thérapie» et «diagnostic», imagerie et traitement sont même intrinsèquement liés.

L’imagerie cellulaire utilise des technologies comme la microscopie à fluorescence et la microscopie multiphotonique ; elle permet d’atteindre des résolutions spatiales sub-cellulaires et de voir, par exemple, ce qu’il se passe au niveau des mitochondries ou des épines dendritiques d’un neurone. On peut alors investiguer les fonctions cellulaires de manière dynamique, dans des cellules à l’intérieur même d’un organisme vivant.

Contacts

Prof. Andrea Volterra
Département des neurosciences fondamentales
andrea.volterra@unil.ch

Prof. John Prior
Service de médecine nucléaire et imagerie moléculaire
john.prior@chuv.ch

 

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Recherche clinique

- Cohorte populationnelle CoLaus/PsyCoLaus
- Cohortes multicentriques de patients

Mettre en place une recherche ­clinique ­originale et de qualité est un des ­objectifs de la FBM. Deux exemples avec ­CoLaus | PsyCoLaus et la Swiss Transplant Cohort Study (STCS).

CoLaus I PsyCoLaus a été lancée en 2003. Cette étude vise à comprendre, sur le long terme, les mécanismes associant maladies cardiovasculaires et santé mentale. Il s’agit d’une cohorte populationnelle qui constitue, avec plus de 6’700 participants, un échantillon représentatif des habitants de Lausanne. Elle a déjà été déclinée en plusieurs sous-études, s’intéressant au sommeil (HypnoLaus), à la vision (OphtalmoLaus), à l’environnement (GeocoLaus) ou aux nuisances sonores (SonoLaus), et a donné lieu à plus de 300 publications.

A la différence de CoLaus I PsyCoLaus, la STCS est une cohorte multicentrique de patients, regroupant les cinq hôpitaux universitaires suisses, ainsi que St-Gall. Lancée en 2008, elle intègre toutes les personnes ayant reçu une greffe d’organes en Suisse. Prospective, s’appuyant sur des données et des échantillons sanguins de qualité, elle est une mine d’or pour la recherche clinique et translationnelle en transplantation d’organes.

Contacts

Prof. Marc Froissart
Centre de recherche clinique
marc.froissart@chuv.ch

Prof. Peter Vollenweider
Service de médecine interne
peter.vollenweider@chuv.ch

 

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Humain – environnement

- Immunité
- Bactéries

- Maladies infectieuses
- Vaccinologie
- Immunothérapie

La recherche sur les maladies infectieuses, l’immunité et le cancer est une priorité de la FBM, avec une vision interdisciplinaire. Ainsi, des chercheurs venus d’horizons divers ont vite été amenés à travailler ensemble face au VIH. Partir de cette maladie infectieuse a permis d’en apprendre beaucoup dans plusieurs domaines, notamment en immunologie, et ces connaissances ont stimulé à leur tour la recherche vaccinale. Une dynamique qui a fait de Lausanne un acteur incontournable, sur le plan international, dans ce domaine: le CHUV est le seul centre européen à être inclus dans le vaste réseau de vaccination VIH américain HVTN (HIV Vaccine Trials Network).

Le savoir-faire et les outils développés à Lausanne en vaccinologie ont de plus permis la mise sur pied, de façon très réactive, de protocoles pour d’autres maladies: malaria, tuberculose, Ebola, hépatite C, fièvre jaune...

De son côté, la recherche du Swiss Cancer Center Lausanne met l’accent sur l’immunothérapie, dont le principe est de traiter une tumeur en utilisant le système immunitaire du patient. Comme les cancers développent des stratégies pour y échapper, en «trompant», en inhibant les défenses du corps, l’enjeu est de comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires à l’œuvre dans le microenvironnement tumoral, les interactions entre tumeur et système immunitaire.

Il en résulte trois approches thérapeutiques prometteuses: les médicaments immunomodulateurs, qui «réactivent» les défenses immunitaires ; la vaccination thérapeutique ; et la thérapie cellulaire, consistant à prélever des lymphocytes T chez un patient, à les modifier pour qu’ils soient capables de reconnaître la tumeur, et à les réinjecter. Des anticorps monoclonaux immunomodulateurs sont depuis peu des thérapies approuvées pour un nombre croissant de tumeurs.

Ces traitements, combinés à la chimiothérapie et à la radiothérapie, dénotent une approche moins générique de la maladie : ils tiennent compte de la spécificité de chaque cancer et de chaque patient.

Contacts

Prof. Giuseppe Pantaleo
Service d'immunologie et d'allergie
giuseppe.pantaleo@chuv.ch

Prof. Olivier Michielin
Swiss Institute of Bioinformatics
olivier.michielin@chuv.ch

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Structure – fonction

- Mécanismes structuraux, moléculaires et génétiques
- Biologie synthétique
- Cellules souches

Soigner, c’est aussi comprendre les mécanismes structuraux, moléculaires et génétiques à l’œuvre dans les organismes vivants. Chez les plantes, chez les animaux et chez l’homme, les chercheurs de la FBM lèvent ainsi le voile sur cette «intimité» du vivant.  A travers notamment la recherche sur les cellules souches.

Amorcée au lendemain de la 2e Guerre mondiale, celle-ci a connu plusieurs coups d’accélérateur: dans les années 80, avec les premières greffes de peau ­autologues issues de cellules souches épidermiques adultes cultivées en laboratoire ; à la fin des années 90, avec l’isolation chez l’homme des cellules souches embryonnaires ; en 2006, avec l’arrivée des ­cellules souches pluripotentes induites (IPS), produites à partir de cellules adultes «reprogrammées» en laboratoire.

Ces avancées ouvrent des pistes majeures pour la modélisation des maladies, mais aussi pour la médecine régénérative: les premiers essais thérapeutiques ont déjà eu lieu dans le cadre de la ­dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), et d’autres applications sont à l’étude, dans le diabète, l’infarctus du myocarde ou les maladies neurodégénératives.

Contacts

Prof. Jan Roelof Van Der Meer
Département de microbiologie fondamentale
JanRoelof.VanDerMeer@unil.ch

Prof. Renaud Du Pasquier
Service de neurologie
renaud.du-pasquier@chuv.ch

 

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Insertion sociétale

- Médecine communautaire
- Santé publique

- Formation des soignants (pratique infirmière avancée)
- Histoire de la médecine
- Ethique
- Populations vulnérables

La médecine est aussi une science humaine et la FBM un acteur-clé de la politique de santé. Deux exemples.

A travers l’IUFRS (Institut universitaire de formation et de recherche en soins), la FBM réfléchit et forme déjà à la pratique infirmière avancée, appelée à remodeler le paysage sanitaire en raison de l’augmentation des maladies chroniques et du vieillissement de la population. Les infirmières praticiennes spécialisées sont appelées à collaborer ou suppléer les médecins de première ligne dans certains cas. De quoi faire rimer médecine personnalisée et prise en charge personnalisée du patient.

La FBM se penche sur l’avenir des soignants, mais aussi sur les patients. Et notamment sur les populations ­vulnérables. Une Chaire, unique en Suisse, a été créée en 2016. Si au départ les migrants étaient au cœur de la démarche, le terme de «populations vulnérables» inclut toutes les personnes chez qui des facteurs socio-culturels peuvent être à l’origine de disparités en santé. Pour rappel, en Suisse, 13% des gens renoncent aux soins, et 800’000 personnes sont analphabètes ou illettrées – la moitié étant autochtone.

Contacts

Prof. Murielle Bochud
Institut universitaire de médecine sociale et préventive
murielle.bochud@chuv.ch

Prof. Patrick Bodenmann
Policlinique médicale universitaire
patrick.bodenmann@hospvd.ch

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Ecologie – évolution

- Compréhension des systèmes biologiques:
    - organisation
    - évolution
    - mécanismes d’adaptation
    - communication intra- et inter-espèces

- Règnes animal et végétal, microbes, grands écosystèmes
- Développement durable
- Biologie de la conservation

La meilleure compréhension des systèmes biologiques est un des axes stratégiques de la FBM, qu’on parle d’organisation, d’évolution, de mécanismes d’adaptation ou encore de communication intra- et inter-espèces. Le champ d’investigation est vaste, englobant le règne animal, le règne végétal, les microbes, sans oublier les écosystèmes dans leur ensemble.

Prenons l’exemple des fourmis: à quoi tient leur succès en tant qu’espèce, elles qui représentent 10% de la biomasse animale sur terre, soit l’équivalent de tous les humains? Leur succès écologique est lié à leur organisation sociale, à la coopération et à une division du travail efficace, qui leur permet de modifier leur environnement. Ainsi, les fourmis représentent un excellent modèle pour comprendre l’évolution de la socialité. Mais aussi pour étudier la génétique du vieillissement: pourquoi une reine peut-elle vivre 30 ans, bien plus longtemps qu’une ouvrière, alors que toutes deux partagent le même génome? Ou encore, sur le plan du comportement, quels sont les groupes de gènes – ou «super gènes» - qui influencent l’organisation sociale chez ces insectes? Autant de questions sur lesquelles se penchent les chercheurs de la FBM.

Loin des fourmis, d’autres s’intéressent aux champignons mycorhiziens: des organismes microscopiques présents sur les racines des plantes et qui étendent leurs filaments bien au-delà de la portée de ces dernières. Ils sont ainsi capables de remonter des nutriments inaccessibles à leurs hôtes, et notamment des phosphates. Cette symbiose ouvre des pistes prometteuses en termes de développement durable: pourquoi ne pas utiliser ces champignons en complément des engrais pour augmenter la production agricole?

A cette fin, les chercheurs ont développé de nouvelles souches de champignons mycorhiziens, par sélection naturelle. Ils les testent en conditions réelles en Amérique du Sud et en Afrique sur des cultures de manioc, et sont déjà parvenus à en doubler le rendement.

Deux exemples du dialogue entre recherche fondamentale et problématiques de société, constituant une marque de fabrique de la FBM.

Contacts

Prof. Laurent Keller
Département d'écologie et évolution
laurent.keller@unil.ch

Prof. Alexandre Roulin
Département d'écologie et évolution - Département de biologie computaionnelle
alexandre.roulin@unil.ch

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