Mathieu Noverraz

Responsable informatique de la FBM.

Mathieu Noverraz, pouvez-vous résumer votre parcours?
J’ai toujours été attiré par l’informatique: dès mon premier contact avec un ordinateur, à l’école, j’ai été fasciné par les possibilités que j’y ai vues. L’intérêt pour les jeux vidéo, l’envie de «soulever le capot» de ma machine et ma passion pour l’histoire du XXe siècle, qui est un peu le «siècle technologique», sont d’autres facteurs qui m’ont conduit à ce métier. J’ai d’abord fait une formation de médiamaticien au Centre professionnel du Nord vaudois, une formation très généraliste qui était vendue comme «l’employé de commerce du futur». Mais j’ai voulu approfondir mes connaissances et j’ai donc effectué une formation d’ingénieur HES à la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud, à Yverdon. C’était une formation en emploi, et j’ai travaillé en parallèle comme informaticien d’abord chez Securitas, puis à l’UNIL. Je suis arrivé à la FBM en 2009, et j’ai d’abord fait du support, puis du développement avant de prendre mes fonctions de responsable informatique en 2015.

L’informatique à la FBM, qu’est-ce que cela représente?
Nous sommes une équipe de huit personnes, plus un stagiaire. Notre parc inclut le Décanat, l’Ecole de médecine, l’Unité pédagogique, le Département de pharmacologie et de toxicologie, le Département de biologie computationnelle, le Département de biochimie, le Département d’oncologie fondamentale, le Département de physiologie et le Département des neurosciences fondamentales – bref, toutes les entités de la FBM basées sur la Cité hospitalière et à Epalinges. C’est un environnement complexe, qui représente entre 1’500 et 1’600 utilisateurs. Nous avons à faire à un parc très hétérogène, l’administration et les labos ayant des besoins très différents – et spécifiques. Nous cherchons d’un côté à standardiser au maximum, pour simplifier la gestion du parc; mais nous sommes une Université, il y a donc aussi la volonté de laisser une certaine liberté aux gens, dans les programmes qu’ils installent, dans le type de machine qu’ils utilisent.

Ce qui constitue un défi en termes de sécurité…
Tout à fait. Nous avons déjà eu des alertes, notamment une infection par CryptoLocker, un «ransomware», un programme qui crypte les données de l’utilisateur et les rend inutilisables. C’est pourquoi nous encourageons fortement les gens à sauvegarder leurs données sur le serveur NAS, le serveur central de l’UNIL. C’est un outil puissant, qui a une infrastructure redondante, et donc résistante aux pannes. En cas de pertes de données ou de manipulation malheureuse, il est aussi possible de revenir à des versions antérieures. Il y a deux façons de faire: soit travailler directement dans votre espace personnel sur le NAS, soit faire installer le programme CrashPlan, qui effectue automatiquement des sauvegardes régulières.

Il y a toutefois la question du stockage…
C’est une problématique à laquelle nous nous attaquons actuellement. Car en effet, nos données sont en train d’exploser sur le NAS! Imaginez: en 2014, «seulement» 39 térabytes de données avaient été créés, contre 84 en 2015 et 150 en 2016 ! Pour visualiser, 150 térabytes, cela représente 31'900 DVD. Soit une pile de 300 mètres... Deux facteurs expliquent cette forte augmentation: le fait que de plus en plus de personnes sauvegardent leurs fichiers sur le NAS, et l’on ne peut que s’en réjouir. Mais aussi, et surtout, la forte «consommation» des équipements d’imagerie, avec des images de plus en plus lourdes, des résolutions de plus en plus poussées, en 3D, sur plusieurs couches, avec une nouvelle image prise toutes les tant de millisecondes…

Sécurité, stockage, voilà deux gros enjeux pour l’informatique à la FBM. Y en a-t-il d’autres?
Nous voulons aussi améliorer notre communication. Nous avons mis au point un certain nombre d’outils qui visent à simplifier la vie de l’utilisateur, mais beaucoup ne sont pas connus. Par exemple, le programme «Utilitaire FBM», qui est installé sur chaque nouvel ordinateur sous Windows: il permet d’installer facilement une imprimante, de contacter directement le support informatique, d’ouvrir le programme de contrôle à distance TeamViewer en un clic, sans oublier une FAQ. Nous savons qu’en matière d’informatique, il y a une certaine inertie chez les utilisateurs, qui n’aiment pas changer leurs habitudes – alors même que l’informatique, elle, change très vite! Ils ne se rendent pas toujours compte de la complexité qu’il y a derrière. C’est pourquoi, afin de faire mieux connaître nos prestations et les outils à disposition, nous allons organiser dès cette année des séances d’information dans chaque Département. Et c’est pourquoi nous insistons sur un service de proximité, avec un répondant par département: quand les gens nous appellent, ils n’appellent pas le support, mais Marine, Wendy, Albert, Alexandre, Jérémy, Quentin, Pavel ou Vincent.

Par Nicolas Berlie - Communication FBM, avril 2017

Suivez nous:  

noverraz.jpg
© Eric Déroze, SAM-CHUV

Partagez:
Rue du Bugnon 21 - CH-1011 Lausanne
Suisse
Tél. +41 21 692 50 00
Fax +41 21 692 50 05
chuv-logo.svg