Claudia Bagni

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Professeure ordinaire à la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL
Directrice du Département des neurosciences fondamentales

Questions personnelles

Petite, vous vouliez être…?
J’étais attirée par la médecine. Puis j’ai commencé la biologie et je suis tombée amoureuse de la recherche. Si je pouvais revenir en arrière, je ferai sans doute médecine: en tant que médecin, on peut poser un regard différent sur la recherche translationnelle. J’ai toujours développé mes recherches «à travers les yeux» de mes collègues médecins.

Votre livre de chevet?
Un livre d’art sur la peinture ou la sculpture, soit baroque soit de la Renaissance italienne.

Le film qui vous accompagne?
Pour son esprit de liberté, Vacances romaines de William Wyler.

Un ou une artiste qui vous inspire?
Pour la sculpture classique, Rodin. Mais je suis aussi une grande admiratrice de Gian Lorenzo Bernini. Il faut absolument voir son Apollon et Daphné une fois dans sa vie ! Pour la peinture, Vincent Van Gogh. Pour la peinture moderne, Marta Czok.

La ville de vos rêves?
Rome bien sûr. Paradoxalement, je la découvre beaucoup plus maintenant que je n’y vis plus. L’autre ville, c’est Boston, que je trouve très européenne: j’y ai vécu une année et je m’y sens chez moi.

Un lieu, un jardin secret où vous aimez vous ressourcer?
La Villa Borghese à Rome. Plus précisément, la Galleria Borghese où sont exposés de nombreux Caravage et des sculptures de Bernini. J’aime y passer des heures, seule, à profiter d’une si magnifique concentration d’art.

La fleur que vous aimez?
Les tournesols. C’est une fleur qui transmet le bonheur, la chaleur. They make a statement.

Un animal-totem?
Peut-être un oiseau ? Voler, c’est la liberté, le voyage.

Quel don souhaiteriez-vous posséder?
Etre plus patiente.

Et si vous aviez un superpouvoir?
Trouver facilement de l’argent pour financer ma recherche! J’y ai dépensé tellement d’énergie ces quinze dernières années…

Vos héros/héroïnes dans l’Histoire?
Galilée. Pour ses découvertes, bien sûr, mais aussi pour son esprit combattif: toutes les étapes qu’il a dû franchir pour affirmer sa théorie.

Et si vous étiez un personnage de fiction?
Superman, version féminine.

Technophile, technophobe?
Technophobe: ça ne m’intéresse pas, je veux juste que ça marche.

Vos 3 priorités aujourd’hui?
1. Une vie équilibrée entre le privé et le travail
2. Continuer à prendre du plaisir dans mon travail
3. Etre plus active dans des initiatives humanitaires

Votre devise?
Believe it and go for it.

Votre rêve de bonheur?
Le ciel bleu avec du soleil. Quand je vois ça, c’est déjà bien.

Comment aimeriez-vous mourir?
Paisiblement.

Quelle forme de spiritualité vous inspire?
Je suis catholique. Je ne vais pas beaucoup à la messe, mais j’ai ma propre pratique. J’aime me recueillir dans les églises. J’en ai besoin.

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Questions professionnelles

Un facteur, une rencontre qui a déterminé votre carrière?
Mon directeur de thèse Francesco Amaldi, le fils d’Edoardo, célèbre physicien qui a travaillé avec Enrico Fermi. Francesco était mon directeur de thèse, et ses histoires à propos des découvertes scientifiques étaient si fascinantes qu’elles m’ont transmis cette curiosité pour la science.

Dans dix ans, vous vous verriez bien...?
J’espère que je resterai Claudia, la même qu’aujourd’hui !

Les 3 missions d’une Faculté de biologie et de médecine?
L’éducation académique, la recherche et la communication avec le public. J’ai appris en travaillant avec l’Associazione Italiana Sindrome X-Fragile qu’on peut faire beaucoup en expliquant correctement ce que l’on fait dans nos laboratoires.

En deux mots, pour vous, la SSF c’est…?
Des collègues avec de très fortes personnalités, très bien intégrés les uns avec les autres.

Entre recherche fondamentale et appliquée, où vous situez-vous?
Pourquoi faut-il les séparer ? Certes, de par ma formation, je suis dans le fondamental, mais je pense qu’il y a toujours un lien translationnel.

Pour une recherche au service du patient ou plutôt de la connaissance?
Les deux. Si on n’a pas l’un, on n’a pas l’autre. Ou alors c’est qu’on fait de l’alchimie!

Comment définiriez-vous les défis actuels de la formation, de la transmission du savoir?
La compétition peut représenter un problème: elle est devenue trop forte par rapport à ce qui serait sain. Du coup, on ne communique pas beaucoup, on ne partage pas beaucoup.

Un outil essentiel pour assurer une relève de qualité?
Etre un «role-model», notamment pour les femmes. Partager ses expériences: j’ai grandi scientifiquement dans un milieu académique, en Italie, où il y avait peu d’argent pour la science. Mais je suis arrivée à développer ma carrière parce que j’ai toujours cru à ce que je faisais.

Bien communiquer, c’est ?
Etre prête aussi à écouter.

Dans votre domaine de compétences, un projet qui vous tient particulièrement à cœur?
Mon but, c’est de parvenir à améliorer la symptomatologie de l’X fragile, et de l’autisme.

Par Nicolas Berlie - Communication FBM
16 mars 2017

 

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© Reinout Goddyn

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