Laurent Lehmann

| Questions personnelles | Questions professionnelles
 

Professeur ordinaire à la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL
Département d’écologie et évolution

Questions personnelles

Petit, vous vouliez être…?
Je ne me souviens plus. Peut-être cosmonaute ou policier?

Votre livre de chevet?
Aujourd’hui, surtout des livres de maths ou sur la théorie des jeux. De quoi réfléchir quand je vais au lit.

Le film qui vous accompagne?
Le bon, la brute et le truand, de Sergio Leone.

Un ou une artiste qui vous inspire?
Il n’y en a pas vraiment. Je suis plutôt inspiré par les scientifiques.

La ville de vos rêves?
Aucune. Je n’aime pas la ville.

Un lieu, un jardin secret où vous aimez vous ressourcer?
La Vallée de Joux, où j’ai grandi.

La fleur que vous aimez?
J’aime toutes les plantes, mais peut-être les arbres plus que les fleurs.

Un animal-totem?
Aucun. Je suis très cartésien, je dirais donc que l’animal dont je me sens le plus proche, c’est le… grand singe.

Quel don souhaiteriez-vous posséder?
Plus d’humour. Je suis un peu trop sérieux.

Et si vous aviez un superpouvoir?
Etre capable de générer de l’énergie renouvelable.

Vos héros/héroïnes dans l’Histoire?
Je n’ai pas vraiment de héros, même si j’ai de l’admiration pour beaucoup de scientifiques. Mais ce qui m’intéresse, plus que l’homme, c’est le résultat scientifique.

Et si vous étiez un personnage de fiction?
Batman.

Technophile, technophobe?
Définitivement pas technophobe, mais pas technophile non plus: je n’ai pas de smartphone!

Vos 3 priorités aujourd’hui?
1. Ma famille, mes deux enfants.
2. Mes cours, trouver la bonne façon d’enseigner.
3. La science, mes recherches.

Votre devise?
Je n’en ai pas. Le monde est trop complexe pour le ramener à une devise ou deux.

Votre rêve de bonheur?
Je le vis déjà! J’ai une famille, des enfants, un travail où je m’épanouis pleinement. J’aimerais maintenir ça.

Comment aimeriez-vous mourir?
En pleine activité, par exemple en train de lire.

Quelle forme de spiritualité vous inspire?
Quand on fait de la biologie évolutive, on n’est peut-être pas fondamentalement spirituel?

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Questions professionnelles

Un facteur, une rencontre qui a déterminé votre carrière?
Laurent Keller. Son cours, à une époque où je cherchais ma voie, a été une révélation. Et puis Nicolas Perrin pour l’ouverture aux maths et au reste. Sans ces deux personnes, je serais peut-être devenu banquier…

Dans dix ans, vous vous verriez bien...?
Je me vois bien continuer ma recherche, donner des cours. Dans la continuité.

Les 3 missions d’une Faculté de biologie et de médecine?
Faire de la recherche, c’est-à-dire accumuler, développer le savoir ; transmettre le savoir ; et le préserver, l’archiver.

En deux mots, pour vous, la SSF c’est…?
Par rapport aux médecins, qui soignent, qui sont dans le concret, la SSF peut paraître moins fondamentale, moins utile dans la «vraie vie». Mais c’est surtout que nous travaillons sur une échelle de temps différente.

Entre recherche fondamentale et appliquée, où vous situez-vous?
Du côté fondamental. A l’extrême même.

Pour une recherche au service du patient ou plutôt de la connaissance?
La connaissance est ce qui nous permet, en tant qu’homo sapiens, de nous adapter à notre environnement. On ne peut pas savoir ce que sera demain, il faut explorer toutes les pistes. La connaissance est fondamentale pour être au service de l’homme sur le long terme.

Comment définiriez-vous les défis actuels de la formation, de la transmission du savoir?
La connaissance est aujourd’hui tellement morcelée qu’un des défis, c’est d’arriver à mettre les choses ensemble. D’arriver à naviguer dans ces connaissances complexes, d’être capable de relier différents concepts, sans devoir tout apprendre, sans être un spécialiste de tout.

Un outil essentiel pour assurer une relève de qualité?
La bioinformatique a le vent en poupe, mais je trouve qu’on escamote parfois le raisonnement plus mathématique. Or il est utile de raisonner de façon abstraite, ça permet de faire des connexions entre des choses qu’on n’arrive pas bien à voir avec nos sens habituels.

Bien communiquer, c’est ?
Ne pas s’exciter, ne pas s’énerver.

Dans votre domaine de compétences, un projet qui vous tient particulièrement à cœur?
L’exploration des traits d’histoires de vie humains, autour de questions comme: Pourquoi l’être humain a-t-il une période juvénile aussi longue? Comment la pression de sélection a-t-elle influencé la cognition et la transmission culturelle?

Par Nicolas Berlie - Communication FBM
16 novembre 2016

 

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© Felix Imhof, UNIL

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