Francis Munier

| Questions personnelles | Questions professionnelles
 

Professeur ordinaire à la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL
Médecin chef au Service universitaire d’ophtalmologie

Questions personnelles

Petit, vous vouliez être…?
Ebéniste. C’est mon côté manuel. Mon côté chirurgical.

Votre livre de chevet?
J’aime les livres qui traitent de spiritualité, une nourriture qui repose avant de s’endormir.

Le film qui vous accompagne?
Spontanément, je pense à Master & Commander, de Peter Weir.

Un ou une artiste qui vous inspire?
J’aime la musique baroque et prébaroque. Bach, Purcell. J’essaie d’ailleurs de chanter comme ténor dans un chœur, quand le temps me le permet.

La ville de vos rêves?
Peut-être Lalibela en Ethiopie. Une ville taillée dans la roche, surnommée la « Jérusalem éthiopienne ».

Un lieu, un jardin secret où vous aimez vous ressourcer?
Mon refuge valaisan : j’ai un chalet de famille à La Fouly, un site magnifique.

La fleur que vous aimez?
La fleur de l’amandier.

Un animal-totem?
L’aigle.

Quel don souhaiteriez-vous posséder?
Tout bien réfléchi, c’est la capacité de voler qui m’enchanterait le plus.

Et si vous aviez un superpouvoir?
Un superpouvoir me serait certes utile dans mon métier, mais je ne suis pas sûr d’être un homme de pouvoir.

Vos héros/héroïnes dans l’Histoire?
S’agissant d’histoire de la médecine, j’ai été fasciné comme jeune étudiant en médecine par la personne de Jean Bernard dont j’ai dévoré l’ouvrage intitulé Grandeurs et tentations de la médecine.

Et si vous étiez un personnage de fiction?
Un explorateur débarquant sur une terra incognita. Pour moi, l’émerveillement est un moteur.

Technophile, technophobe?
Techno-tolérant.

Vos 3 priorités aujourd’hui?
D’abord ma famille. Ensuite, au niveau professionnel, mettre sur les rails la relève. Enfin, réussir ma retraite !

Votre devise?
Celle de ma famille : « semper fidelis ».

Votre rêve de bonheur?
Le salut par la beauté : « la beauté sauvera le monde », dit le prince Mychkine dans L’idiot de Dostoïevski, J’espère pouvoir rester sensible à la beauté, sous toutes ses formes. La beauté me tire les larmes.

Comment aimeriez-vous mourir?
J’aimerais partir en paix avec mon entourage, et entouré des miens.

Quelle forme de spiritualité vous inspire?
Pour moi, la spiritualité est l’expression suprême de la liberté humaine pour autant qu’elle débouche sur un chemin de libération personnelle, que seuls les fruits de l’amour authentifient. C’est donc un acte de liberté, avec une dimension d’amour. La foi est une découverte et non une invention, elle ne se prouve pas, mais s’éprouve. Mais même si c’est très intime, je ne la conçois pas sans une dimension communautaire : s’il n’y a pas de partage, cela reste stérile.

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Questions professionnelles

Un facteur, une rencontre qui a déterminé votre carrière?
La rencontre du professeur A. Linn Murphree, spécialiste du rétinoblastome. C’était en 1986 lors d’un congrès à Amsterdam. Il venait alors de co-découvrir le gène du rétinoblastome, c’était le premier antioncogène découvert. Quelques années plus tard, j’ai fait deux ans de fellowship dans son service au Children’s Hospital de Los Angeles. J’y ai découvert un vrai patron.

Dans dix ans, vous vous verriez bien...?
Dans mon chalet à La Fouly ? Sans doute une partie du temps. Mais je resterai prêt à donner un coup de main, pour assurer la transition.

Les 3 missions d’une Faculté de biologie et de médecine?
Je n’invente rien : enseigner, soigner, chercher.

En deux mots, pour vous, l’Hôpital Jules-Gonin c’est…?
Un outil fabuleux doté d’un personnel exceptionnel, avec un gros potentiel, qui j’espère va encore progresser.

Entre recherche fondamentale et appliquée, où vous situez-vous?
Du côté de la recherche appliquée, même si j’ai aussi un intérêt – c’est mon côté généticien – pour le fondamental. Mais je suis médecin avant tout.

Pour une recherche au service du patient ou plutôt de la connaissance?
Au service du patient. Une recherche axée sur la connaissance peut être fascinante, mais j’y vois quelque chose de plus égoïste, comme ajouter des lignes dans un CV.

Comment définiriez-vous les défis actuels de la formation, de la transmission du savoir?
Il y a aujourd’hui une fragmentation extrême des matières. A mon sens, il faut retrouver le lien de compagnonnage avec les jeunes, et mettre en place les conditions de travail qui le permettent.

Un outil essentiel pour assurer une relève de qualité?
Rendre le poste attractif, assurer des conditions propices au compagnonnage, à une relation de personne à personne. L’objectif d’un maître devrait être que son élève le dépasse.

Bien communiquer, c’est?
Doser correctement, ni trop ni trop peu, sans travestir la vérité.

Dans votre domaine de compétences, un projet qui vous tient particulièrement à cœur?
Dans le traitement du rétinoblastome, notre objectif est aujourd’hui d’améliorer la qualité de vie, de préserver au maximum la vision, en réduisant la toxicité des traitements. Et pourquoi pas, de nous débarrasser de la chimiothérapie, en trouvant des médicaments jouant sur d’autres mécanismes.

Par Nicolas Berlie - Communication FBM
11 février 2016

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© Hôpital Jules-Gonin

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