Alexandre Roulin

| Questions personnelles | Questions professionnelles
 

Professeur ordinaire à la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL
Département d’écologie et évolution

Questions personnelles

Petit, vous vouliez être…?
Exactement où je suis ! Je voulais être ornithologue, je suis passionné par les oiseaux depuis l’âge de 7 ans.

Votre livre de chevet?
Actuellement, Age of discovery, d’Ian Goldin, qui s’intéresse à l’impact des grandes découvertes dans l’histoire de l’Humanité. C’est un personnage remarquable, que j’ai rencontré au salon Digital-Life-Design (DLD) à Munich.

Le film qui vous accompagne?
S’il n’en fallait qu’un, peut-être Don Camillo, pour son côté intemporel, ses personnages très contrastés, l’humour et la relation amour-haine entre Peppone et Don Camillo.

Un ou une artiste qui vous inspire?
Phil Lynott, de Thin Lizzy.

La ville de vos rêves?
J’aime les villes, surtout celles qui ont un grand passé. Paris par exemple.

Un lieu, un jardin secret où vous aimez vous ressourcer?
En termes géographiques, le Sud de la France. Plus métaphoriquement, la musique: j’en ai besoin pour écrire, me recentrer sur moi-même.

La fleur que vous aimez?
Pour moi, il y a deux types de fleurs: celles, extraordinaires, extravagantes, qui poussent en milieu tropical ; et celles, beaucoup plus frustes, qui poussent en plein désert. Il y a une vraie beauté aussi, dans cette survie en milieu hostile.

Un animal-totem?
Pas la chouette en tout cas ! Sans doute l’autour des palombes pour sa noblesse, que les cheiks arabes ont bien compris.

Quel don souhaiteriez-vous posséder?
Je trouve plus important d’avoir un potentiel que d’être simplement arrivé. Plutôt qu’un don, je mettrais en avant une quête d’amélioration continuelle.

Et si vous aviez un superpouvoir?
Si on parle de superpouvoir, d’impossible, j’aimerais sauver la planète bien sûr. Au moins faire en sorte qu’on exploite moins notre environnement, que tous les organismes vivent plus en adéquation les uns avec les autres.

Vos héros/héroïnes dans l’Histoire?
Une chose est sûre, je n’ai aucun héros scientifique ! Je suis plus intéressé par la création artistique. J’étais aussi, plus jeune, fasciné par les écrits de Platon.

Et si vous étiez un personnage de fiction?
Je ne pense pas à un personnage précis, mais à un aventurier qui partirait sac au dos, sans but. Un peu l’inverse de moi-même en somme.

Technophile, technophobe?
Les deux. Technophobe, parce que je n’aime pas ça, alors je m’entoure de gens brillants, je délègue. Technophile, parce qu’on ne peut pas bricoler dans le cadre scientifique, donc il faut quand même s’y intéresser un peu.

Vos 3 priorités aujourd’hui?
Etre heureux, et que mon entourage soit heureux. Une seule priorité, mais qui en vaut trois.

Votre devise?
Ne jamais faire les choses à moitié, aller jusqu’au bout. Et je me laisse la liberté d’en trouver de nouvelles.

Votre rêve de bonheur?
Faire ce dont j’ai envie, quand j’en ai envie. Je n’en suis pas loin.

Comment aimeriez-vous mourir?
Sans souffrir.

Quelle forme de spiritualité vous inspire?
Je suis catholique, non pratiquant. Je ne suis pas quelqu’un de religieux, mais je trouve important de s’y intéresser, d’intégrer cette dimension – au niveau philosophique, éthique, moral.

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Questions professionnelles

Un facteur, une rencontre qui a déterminé votre carrière?
Mon professeur de thèse, Heinz Richner, à l’Université de Berne : il a tout de suite cru en moi.

Dans dix ans, vous vous verriez bien...?
Je plante des graines un peu partout, en espérant que cela pousse. Mais au fond, je n’en sais rien, je laisse toutes les portes ouvertes.

Les 3 missions d’une Faculté de biologie et de médecine?
Enseigner, chercher et soigner, bien sûr. Mais il y a d’autres enjeux importants pour le futur, comme la durabilité, la biodiversité et l’interdisciplinarité.

En deux mots, pour vous, la SSF c’est…?
C’est une section en mouvement, pas statique. Un lieu de débats, de conflits parfois, une chose à construire. C’est stimulant.

Entre recherche fondamentale et appliquée, où vous situez-vous?
Je ne fais pas de distinction. Au contraire: si l’on est engagé pour faire de la recherche fondamentale, je trouve bien de faire aussi de l’appliquée. Et vice-versa.

Pour une recherche au service de la population ou plutôt de la connaissance?
D’une façon ou d’une autre, il faut toujours qu’il y ait un retour sur investissement pour la société. Je pense qu’il est bien de réfléchir, de mettre en perspective sa propre recherche, de lui donner un sens.

Comment définiriez-vous les défis actuels de la formation, de la transmission du savoir?
Il faut concilier deux choses, parfois difficilement compatibles: passionner les étudiants, les faire rêver, mais aussi être très pertinent sur ce qu’on leur enseigne.

Un outil essentiel pour assurer une relève de qualité?
Il faut d’abord des moyens humains. Des gens brillants, qui s’investissent.

Bien communiquer, c’est ?
Avant tout, il faut de la substance: il faut avoir quelque chose à communiquer !

Dans votre domaine de compétences, un projet qui vous tient particulièrement à cœur?
Au niveau scientifique, mon projet avec l’Institut de microbiologie (IMUL) localisé au CHUV. Dans un autre registre, mon projet au Proche-Orient, «Barn Owls Know no Boundaries». Le genre de projet dont on ne connaît pas l’issue. Cela donne une certaine liberté.

Par Nicolas Berlie - Communication FBM
6 avril 2017

 

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Université d’Haïfa, Israël

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