Philippe Ryvlin

| Questions personnelles | Questions professionnelles
 

Professeur ordinaire à la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL
Chef du Département des neurosciences cliniques du CHUV

Questions personnelles

Petit, vous vouliez être…?
Astronome ou vétérinaire.

Votre livre de chevet?
Je n’ai pas le temps de lire. C’est une frustration.

Le film qui vous accompagne?
La mort aux trousses, d’Alfred Hitchcock. Un film si parfait que je l’utilise dans mon enseignement.

Un ou une artiste qui vous inspire?
Gordon Matthew Thomas Sumner, alias Sting. Ecoutez « Murder by numbers »!

La ville de vos rêves?
Venise.

Un lieu, un jardin secret où vous aimez vous ressourcer?
Paros, dans les Cyclades.

La fleur que vous aimez?
J’en ignore le nom, mais elle pousse dans mon jardin secret.

Un animal-totem?
Le taureau, un signe astral qui me correspond bien.

Quel don souhaiteriez-vous posséder?
L’improvisation en jazz, maitrisée. Saviez-vous que l’album mythique de Miles Davis, Kind of Blue, fut enregistré en une seule prise, sans répétition ?

Et si vous aviez un superpouvoir?
Faire en sorte que chaque être humain soit fondamentalement empathique.

Vos héros/héroïnes dans l’Histoire?
Ceux dont le mythe rejoint la réalité. Churchill pour la politique, Léonard de Vinci pour la création, Aristote pour la pensée, et Einstein pour la science.

Et si vous étiez un personnage de fiction?
James Bond bien sûr.

Technophile, technophobe?
Technophile avisé. Aimons les machines pour qu’elles puissent nous aimer !

Vos 3 priorités aujourd’hui?
Mes enfants; le Département de neurosciences cliniques que j’ai l’honneur et le plaisir de diriger ; le développement de projets susceptibles d’avoir un impact réel, significatif et mesurable, sur la qualité de prise en charge des patients.

Votre devise?
Ne jamais faire aux autres ce que vous ne souhaiteriez pas qu’ils vous fassent.

Votre rêve de bonheur?
S’efforcer de trouver dans chaque moment de vie, chaque jour, une source de bonheur.

Comment aimeriez-vous mourir?
Sain d’esprit. Au moment de mon choix.

Quelle forme de spiritualité vous inspire?
Le bouddhisme, bien que n’étant pas bouddhiste moi-même. Chacun a l’opportunité d’y explorer ses propres ressources spirituelles.

TOP ^

Questions professionnelles

Un facteur, une rencontre qui a déterminé votre carrière?
Jean-Marie Idatte, un chef de service de néphrologie haut en couleur qui m’a montré qu’on pouvait être professeur de médecine sans embrasser les clichés de la blouse blanche.

Dans dix ans, vous vous verriez bien...?
Là où je suis. La mission qui m’est confiée à la tête du Département des neurosciences cliniques du CHUV répond à toutes mes attentes professionnelles.

Les 3 missions d’une Faculté de biologie et de médecine?
Transmettre le savoir et ses exigences, mais aussi l’expérience, notamment en matière de relation aux patients, aux familles et aux collaborateurs.
Susciter le goût et la curiosité pour les nouvelles connaissances, ainsi que l’esprit critique.
Promouvoir l’excellence de la recherche académique, puissant levier du lien entre enseignants et enseignés.

En deux mots, pour vous, le CHUV c’est…?
Un très bel hôpital universitaire, qui a fait les bons choix stratégiques. Mais nous devons parvenir à mieux nous projeter dans 5-10 ans. Nous ne devons pas être seulement le bras armé de la santé publique, mais le « thinktank » de la santé publique.

Entre recherche fondamentale et appliquée, où vous situez-vous?
Très clairement en recherche appliquée. La recherche fondamentale, qui est bien sûr nécessaire, pose un nombre infini de questions pertinentes et reste suspendue à une sérendipité importante. La recherche appliquée pose des questions moins nombreuses et moins fascinantes, mais susceptibles d’améliorer immédiatement la prise en charge des patients. Trouver le bon équilibre entre les deux domaines est la clé du succès d’une Faculté de biologie et médecine, et passe par plus d’interactions entre ces disciplines.

Pour une recherche au service du patient ou plutôt de la connaissance?
Au service du patient.

Comment définiriez-vous les défis actuels de la formation, de la transmission du savoir?
Il faut apprendre à apprendre. Aujourd’hui, devenir médecin, c’est entrer dans un processus d’apprentissage qui ne s’arrête jamais.

Un outil essentiel pour assurer une relève de qualité?
L’ouverture d’esprit. Considérer que la relève ne doit pas être la copie conforme des profils d’aujourd’hui.

Bien communiquer, c’est?
Communiquer avec sincérité.

Dans votre domaine de compétences, un projet qui vous tient particulièrement à cœur?
Le projet NeuroTech, plateforme d’évaluation de l’impact médical et médico-économique des nouvelles technologies dans le domaine de la santé, notamment appliqué aux neurosciences cliniques.

Par Nicolas Berlie - Communication FBM
17 mars 2016

 

TOP ^

Suivez nous:  

ryvlin.jpg
 Eric Deroze © SAM-CHUV

Lire sa biographie

Partagez:
Rue du Bugnon 21 - CH-1011 Lausanne
Suisse
Tél. +41 21 692 50 00
Fax +41 21 692 50 05
chuv-logo.svg