Jan-Willem Veening

| Questions personnelles | Questions professionnelles
 

Professeur ordinaire à la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL
Département de microbiologie fondamentale

Questions personnelles

Petit, vous vouliez être…?
Pilote de chasse. Mais très vite, je suis devenu trop grand.

Votre livre de chevet?
J’aime la fantasy et la science-fiction, des livres comme American Gods de Neil Gaiman, ou Lord of the Rings de Tolkien.

Le film qui vous accompagne?
Quand j’étais adolescent, j’aimais beaucoup les films de Tarantino, comme Pulp Fiction. Aujourd’hui, je regarde surtout des séries.

Un ou une artiste qui vous inspire?
Vincent Van Gogh.

La ville de vos rêves?
Une ville des Pays-Bas, avec de bonnes infrastructures pour le vélo… mais avec le beau temps!

Un lieu, un jardin secret où vous aimez vous ressourcer?
Je ne pense pas à un lieu spécifique, mais j’aime les Alpes.

La fleur que vous aimez?
La tulipe.

Un animal-totem?
Je n’en ai pas, mais j’aime les chats. Pour leur côté indépendant, libre.

Quel don souhaiteriez-vous posséder?
Savoir jouer d’un instrument. Et savoir dessiner.

Et si vous aviez un superpouvoir?
La téléportation, comme dans Star Trek.

Vos héros/héroïnes dans l’Histoire?
Antoni van Leeuwenhoek, qui a apporté des améliorations majeures au microscope au 17e siècle. Il a découvert l’existence des protozoaires, et a ouvert la voie à la microbiologie.

Et si vous étiez un personnage de fiction?
Superman.

Technophile, technophobe?
Technophile. J’adore les gadgets.

Vos 3 priorités aujourd’hui?
Ma famille, mon labo, qui est un peu ma deuxième famille, et mes amis.

Votre devise?
«Voir le verre à moitié plein.»

Votre rêve de bonheur?
Je suis déjà content de ce que j’ai. Mais j’aimerais pouvoir faire plus de recherche.

Comment aimeriez-vous mourir?
Avec dignité.

Quelle forme de spiritualité vous inspire?
Je suis fasciné par la Nature, par l’élégance des agencements moléculaires, par le jeu de l’évolution. C’est cela qui m’inspire.

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Questions professionnelles

Un facteur, une rencontre qui a déterminé votre carrière?
Il y a surtout beaucoup de sérendipité: à la fin du lycée, je ne savais pas quoi faire. J’ai décidé de faire médecine, mais aux Pays-Bas, la sélection se faisait par le biais d’une loterie, et je n’ai pas été servi par le sort. J’ai donc opté pour la biologie, un peu par défaut, et cela m’a beaucoup plu! De même, quand j’ai commencé à toucher à la génétique, j’ai été immédiatement séduit.

Dans dix ans, vous vous verriez bien...?
En train de produire une science à la pointe, avec mes collègues du Département de microbiologie fondamentale.

Les 3 missions d’une Faculté de biologie et de médecine?
D’abord, soigner la qualité de l’enseignement et de la recherche, et parvenir à combiner les deux. Ensuite créer les conditions d’une recherche innovante, c’est-à-dire un contexte qui soit attractif, multidisciplinaire et international.

En deux mots, pour vous, l'Université c’est…?
Un environnement dynamique, grâce aussi aux liens avec le CHUV et l’EPFL..

Entre recherche fondamentale et appliquée, où vous situez-vous?
Du côté de la recherche fondamentale, mais avec toujours en tête un potentiel d’applications. A cet égard, le choix de mon objet d’étude est parlant: le pneumocoque, c’est à la fois un organisme modèle, à la base de la biologie  moléculaire – c’est en travaillant sur Streptococcus pneumoniae qu’Oswald Avery a démontré que l’information génétique était stockée sur l’ADN. Mais c’est aussi un redoutable pathogène, qui tue 1,6 million de personnes par an dans le monde. Toute découverte, toute avancée dans la compréhension des mécanismes fondamentaux de cette bactérie représente un traitement potentiel.

Pour une recherche au service du patient / de la population ou plutôt de la connaissance?
La connaissance est la base. Mais il y a continuité: quand on trouve quelque chose, on doit penser aux applications, donc au patient.

Comment définiriez-vous les défis actuels de la formation, de la transmission du savoir?
C’est d’abord une grande responsabilité. La motivation des étudiants est primordiale, et c’est à nous de faire en sorte que l’enseignement soit attractif. Après, il y a beaucoup de hype dans les nouveaux outils pédagogiques, mais sans doute aussi des choses à garder.

Un outil essentiel pour assurer une relève de qualité?
Je trouve d’abord important de créer une bonne atmosphère dans mon labo. Et de «penser utile» pour aider les jeunes chercheurs.

Bien communiquer, c’est?
Nous sommes payés par le contribuable, nous devons donc communiquer sur la recherche, faire en sorte qu’elle soit accessible au public (et aussi, pour les autres chercheurs, via l’Open Access). Cela dit, la vulgarisation, c’est très bien, mais c’est aussi dangereux, on se retrouve avec beaucoup de choses incorrectes. Nous marchons sur des œufs.

Dans votre domaine de compétences, un projet qui vous tient particulièrement à cœur?
La résistance aux antibiotiques. C’est un problème global, et il faut trouver de nouveaux antibiotiques, de nouvelles stratégies de vaccinations.

Par Nicolas Berlie - Communication FBM
17 mai 2018

 

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© Félix Imhof, UNIL

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