Kerstin von Plessen

| Questions personnelles | Questions professionnelles
 

Professeure ordinaire à la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL
Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du CHUV

Questions personnelles

Petite, vous vouliez être…?
Petite, je voulais être actrice, juriste, chirurgienne, thérapeute, musicienne…
Mais dès mon adolescence, j’avais décidé que je serai pédopsychiatre.

Votre livre de chevet?
En ce moment, Der Trafikant, de Robert Seethaler.

Le film qui vous accompagne?
Love Actually, de Richard Curtis.

Un ou une artiste qui vous inspire?
L’artiste danois Per Kirkeby.

La ville de vos rêves?
J’ai vécu dans plusieurs d’entre elles: Munich, Bergen, New York, Copenhague et Lausanne.

Un lieu, un jardin secret où vous aimez vous ressourcer?
Un lieu virtuel, puisqu’il n’existe plus: le jardin de mes grands-parents. Un lieu magique, plein de mystères pour une enfant.

La fleur que vous aimez?
La rose. Surtout des roses anglaises anciennes.

Un animal-totem?
J’ai découvert le milan royal en Suisse, et cet oiseau me correspond bien, du moins c’est comme cela que j’aimerais être: il prend son temps, il «encercle» le problème, il observe, et puis il se lance.

Quel don souhaiteriez-vous posséder?
Le don de médiation entre des parties en conflit. Je pense – j’espère – que j’en suis déjà un peu dotée, mais on n’en a jamais assez!

Et si vous aviez un superpouvoir?
Celui de résoudre tous les problèmes climatiques.

Vos héros/héroïnes dans l’Histoire?
Janusz Korczak, un pédiatre et pédagogue polonais, auteur de livres pour enfants, défenseur des droits de l’enfant, qui a choisi d’être déporté à Treblinka avec les pensionnaires juifs de son orphelinat pendant la 2e Guerre mondiale.

Et si vous étiez un personnage de fiction?
Fifi Brindacier.

Technophile, technophobe?
Par nature, plutôt –phobe, mais je ne peux pas passer à côté en raison de mon métier et de mes recherches.

Vos 3 priorités aujourd’hui?
Atteindre l’équilibre.
Arriver à prévoir, à anticiper les conflits. C’est-à-dire, dans mon domaine, travailler dans la continuité plutôt que dans l’urgence uniquement.
Tisser des liens positifs avec les personnes de mon entourage.

Votre devise?
«Frisch gewagt ist halb gewonnen», ou en français: «La fortune sourit aux audacieux».

Votre rêve de bonheur?
Que tout se passe bien avec mes enfants, mes petits-enfants; il faut tenir compte des différences de regard entre les générations, c’est un enrichissement.

Comment aimeriez-vous mourir?
En paix avec les personnes importantes pour moi.

Quelle forme de spiritualité vous inspire?
Une spiritualité qui souligne l’importance du moment: être dans l’instant présent, dans l’écoute, dans le dialogue.

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Questions professionnelles

Un facteur, une rencontre qui a déterminé votre carrière?
Toute une constellation de personnes ont eu une influence sur ma carrière. Mais si je devais n’en citer qu’une, cela serait Bradley Peterson, pédopsychiatre, psychanalyste, spécialiste de l’imagerie: il m’a beaucoup soutenu pour ma recherche, m’a accueillie dans son laboratoire à New York et m’a surtout transmis sa rigueur.

Dans dix ans, vous vous verriez bien...?
Dix ans, c’est long! C’est difficile à dire. Mais j’ai un souhait: que le SUPEA soit un centre de référence en Suisse et à l’international.

Les 3 missions d’une Faculté de biologie et de médecine?
D’abord, l’enseignement. En mettant l’accent, outre les connaissances, les compétences que doit acquérir tout médecin, sur ses capacités de communication avec les patients.
Ensuite, la recherche.
Et tout cela au service du patient!

En deux mots, pour vous, le CHUV/l’Université c’est…
Un énorme bateau, que sa taille rend complexe à gérer. Mais j’observe beaucoup d’évolutions dans des directions intéressantes, signe d’une culture florissante.

Entre recherche fondamentale et appliquée, où vous situez-vous?
Pour moi, toute recherche doit être translationnelle.

Pour une recherche au service du patient/de la population ou plutôt de la connaissance?
La recherche, qui se base sur des échantillons cliniques, tend toujours, par définition, vers une généralisation. Mais appliquée en clinique, il faut toujours mettre en avant l’individu.

Comment définiriez-vous les défis actuels de la formation, de la transmission du savoir?
Une science de l’implémentation est primordiale pour que la science reste l’élément central pour améliorer la réalité de la vie des patients. S’en passer, c’est avoir un regard réducteur.

Un outil essentiel pour assurer une relève de qualité?
Avoir des «role models»; et donc créer un climat de rigueur, mais aussi l’esprit d’équipe.

Bien communiquer, c’est ?
C’est un grand défi. Communiquer prend du temps. Il faut essayer de se mettre à la place des autres pour comprendre leurs besoins.

Dans votre domaine de compétences, un projet qui vous tient particulièrement à cœur?
Développer une psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent qui réponde aux besoins de la population et soit attractive pour les jeunes professionnels de la santé.

Par Nicolas Berlie - Communication FBM
19 février 2019

 

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