Balade durable

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L’UNIL a été fondée en 1537. Dans les années 1960, l’État de Vaud achète les terrains du domaine de Dorigny à une famille de notables. Le choix de mettre l’université hors  de  la ville s’est opéré en faisant le pari audacieux d’un développement important de la population estudiantine, ce qui a finalement été le cas (+600% en 40 ans).
Avec ces effectifs conséquents, l’UNIL  a pu et dû développer une série d’actions durables qui s’intègrent dans une volonté politique clairement affirmée.

Départ et arrivée: Le grand chêne de Napoléon, à une extrémité de l'Unithèque
Durée: 1h15, dont 35 minutes de marche effective
Longueur: 2 km

Balade réalisée par Pierre Corajoud, version 2 - juillet 2018

1. Vélos et mobilité douce

Depuis le tronc du chêne de Napoléon, descendez jusqu’au banc de pierre situé à proximité.

Sur votre gauche, au tout début du bâtiment de l’Unithèque, se trouve une station de vélo en libre-service. L’UNIL en possède cinq (idem à l’EPFL) avec environ dix bornes par station. Créé en 2009, ce modèle appelé aujourd’hui PubliBike a été à l’origine du boom du vélo en libre-service que proposent aujourd’hui les plus grandes villes de Suisse. La location des vélos est gratuite pour les 60 premières minutes, puis payante les heures suivantes (inscription nécessaire au préalable pour les étudiant·e·s et collaborateurs·trices).

Depuis 2017, une majorité de la flotte est composée de vélos électriques.
Au-delà des déplacements à vélo, le grand enjeu de l’UNIL, qui voit son campus se remplir et se vider tous les jours, est de proposer le plus possible une mobilité durable qui tend vers moins d’énergie pour se déplacer par distance parcourue. Dans ce sens, l’UNIL et l’EPFL développent ensemble une politique de mobilité durable, basée notamment sur une meilleure offre d’accès en transports publics.
Vous trouverez plus d’infos à propos de PubliBike et des autres actions en lien avec les vélos sur www.unil.ch/mobilite.

2. Le Biophore

Depuis ce banc, montez par le chemin recouvert de galets, puis continuez tout droit.
À la sortie du sous-bois, au croisement de chemins, allez à gauche par le chemin rectiligne.
Après 100 mètres, prenez le cheminement à droite qui va vous faire passer en contrebas du bâtiment du Biophore.

Ce bâtiment, inauguré en 1983, est actuellement utilisé par la Faculté de biologie et de médecine. À l’époque de sa construction, il faisait office de précurseur avec ses 36m2 de panneaux solaires sur le toit pour chauffer l’eau (adjonction de 20m2 en 2010 quand l’étanchéité du toit a été refaite). Même remarque pour son triple vitrage d’origine.

Plus récemment, d’autres actions durables y ont vu le jour, comme dans le hall où le plafond sous la mezzanine a été équipé d’un système d’éclairage LED qui s’allume uniquement quand une présence humaine est détectée. En outre, l’intensité de l’éclairage baisse automatiquement si la luminosité extérieure augmente.

Dans un autre registre en lien avec la biodiversité, il est à noter que les toits végétalisés accueillent des plantes vivaces, principalement des graminées et des trèfles, ne nécessitant d’autre entretien que la fauche dans le courant du mois de septembre.

3. L'utilisation de l'eau du lac

Après avoir traversé le petit parking sous le Biophore, au croisement de chemins, allez à gauche jusqu’à l’entrée d’un passage souterrain.

Près des terrains de sport se trouve une station de pompage qui injecte de l’eau du lac dans un vaste réseau se déployant en souterrain sous les bâtiments de l’UNIL. Cette eau du lac est puisée à une profondeur de 69 mètres, à 925 mètres du rivage et est distribuée sous le campus au moyen de trois pompes (pour un débit maximal de 400l/s).

Indépendamment des saisons, cette eau, à 4° au point de captage, oscille entre 5° et 7° à l’entrée des bâtiments. Elle va servir à refroidir l’air pour climatiser les locaux. Dans ce domaine, l’UNIL a des besoins importants pour certains de ses bâtiments, notamment ceux dédiés à la recherche en laboratoire.

Pour tout le campus de l’UNIL, l’économie par rapport à un système traditionnel de refroidissement à l’électricité est de 300 tonnes de CO2éq par an. Cette eau peut également apporter quelques calories en hiver pour le chauffage.
Les deux grosses conduites visibles dans ce souterrain sont celles acheminant l’eau du lac à l’UNIL (la noire) et à l’EPFL (la grise). Le circuit est dit ouvert, car l’eau utilisée par l’UNIL retourne ensuite dans le lac, via la rivière de la Chamberonne.

Opérationnel depuis 1979, ce système de pompage de l’eau du lac fait partie du réseau souterrain de galeries techniques qui traversent le campus d’Est en Ouest sur 1’700 mètres de longueur (les galeries font 7 mètres de large et 3 mètres de hauteur). Un réseau construit entre 1971 et 1976 pour faire passer les énergies: l’eau chaude de chauffage, l’eau de refroidissement, l’électricité, les réseaux informatique et de téléphone, etc. Ce réseau a été créé de manière prospective, bien avant la réalisation de la plupart des bâtiments actuels.

4. Des potagers biologiques

Revenez sur vos pas jusqu’au croisement de chemins (près du parking) où vous allez à gauche.
Après la maison, prenez à droite le long de la petite route.
Après environ 200 mètres, prenez à droite en direction du Génopode (suivre le panneau « UNIL-Livraisons 13 »).
Longez ce bâtiment en allant tout de suite sur la gauche.
Au bout du bâtiment, partez à droite.
Vous empruntez alors une rampe, puis montez à droite par des escaliers.

Le premier potager biologique se trouve en haut des escaliers à droite. Il est cultivé depuis 2011 par des étudiant·e·s de l’association UniPoly, sur leur propre initiative. Pour rejoindre l’équipe, il n’y a pas besoin d’être un expert en jardinage. Les outils, le compost et la paille sont mis à disposition par le Groupe Parcs & Jardins de l’UNIL.

Depuis 2014, l’association de permaculture estudiantine lausannoise, LA PEL’, cultive également son jardin potager selon les principes de la permaculture. LA PEL’ a drainé un nombre toujours plus grand d’étudiant·e·s autour de cet espace. (sur la carte 4b).

5. Energies solaires

Continuez sur le chemin rectiligne et plat.
Prenez ensuite les premiers chemins à gauche, puis à droite en enfin encore à droite.
Ce dernier chemin, qui est bordé de platanes, vous conduit au point suivant.

À cet endroit, vous pouvez voir deux poubelles solaires.

À l’initiative du responsable du Groupe Parcs & Jardins, l’UNIL en compte une douzaine sur son territoire depuis 2012. Ce compacteur solaire pour déchets incinérables permet de diminuer par sept le volume des déchets. Une heure de soleil suffit pour un mois de  fonctionnement! Le recyclage permet aussi de diminuer l’empreinte  écologique des déchets. Le tri a permis ces dernières années de recycler plus de la moitié des déchets produits sur le campus. Depuis 2009, les déchets de cuisine des restaurants et des cafétérias (112 tonnes en 2017) sont acheminés jusqu’à la ferme des Saugealles dans les bois du Jorat en-dessus de Lausanne. Ils y sont mélangés aux fumiers des vaches et des chevaux de l’exploitation pour en faire du biogaz qui, brûlé, permet de produire de l’électricité pour une centaine de foyers de la région. Depuis juillet 2017, l’UNIL produit également de l’énergie électrique grâce à 5’400m² de panneaux solaires. Ce qui représente 4% de la consommation annuelle.

6. Les moutons

Continuez le long des bâtiments, toujours au plus près.
Au bout du dernier bâtiment l’Amphipôle, prenez à gauche le chemin étroit qui longe un autre côté de ce bâtiment.
Suivez ce cheminement principal qui serpente.
Sur votre droite, vous apercevez les jardins de LA PEL’ et sa cabane en bois.
Tout au bout du chemin et du bâtiment, allez à droite par un chemin plus large qui monte.
En haut de la montée, prenez le cheminement qui vous fait longer au plus près le bâtiment en bois.

Ce bâtiment en bois n’est autre qu’une… bergerie! Présents depuis plus de 20 ans, les moutons sont devenus la mascotte des lieux. A tel point que leur présence ainsi que leurs bêlements familiers sont, pour beaucoup, quasiment indissociables d’une partie de l’identité du campus. Depuis le 1er mai 2014, le troupeau est composé de deux cheptels de bêtes : une race qui a frôlé l’extinction au début des années 80, les Roux du Valais et une race naine, les moutons d’Ouessant. Les moutons font office de tondeuses écologiques sur la quinzaine d’hectares de prairies du campus. Pour compléter ce tableau rural, un troupeau de vaches appartenant à un éleveur des environs prend ses quartiers à la belle saison près du lac, alors que quelques champs, notamment devant l’Unithèque, sont cultivés par un autre agriculteur de la région. Plusieurs hectares sont cultivés en prairie fleurie et sont fauchés à partir du 15 juin pour favoriser la biodiversité.

7. Gestion du patrimoine vert et durabilité

Continuez sur le chemin qui décrit rapidement un virage à droite.
Dans ce virage, partez à gauche par le chemin forestier.
Rapidement, à l’embranchement, partez sur la droite et suivez le cheminement en lisière qui serpente et vous conduit au Belvédère de Dorigny où se trouvent un obélisque, des tilleuls séculaires et des bancs en bois.

Quand on se balade sur le campus de l’UNIL, l’abondance de verdure surprend...
Toute l’année, les jardiniers du Groupe Parcs & Jardins mettent en valeur ce site de Dorigny en entretenant et en gérant les différentes zones vertes (pelouse, prairie, forêt, vigne, etc.). Les méthodes utilisées se font de plus en plus dans le respect des milieux naturels.
Voici une liste de quelques- unes de ces actions durables :

  • Pas de recours aux produits chimiques (sauf pour les terrains de sport)
  • Économie d’énergie avec le recours aux moutons pour tondre les prairies
  • Économie d’eau (arrosage selon besoin uniquement)
  • Promotion des plantes indigènes
  • Promotion de la biodiversité (avec des haies vives, par exemple)
  • Utilisation raisonnée du sel de déneigement en hiver
  • Réduction d’émission de polluants avec l’utilisation de véhicules et d’outils fonctionnant à l’électricité et à l’alkylé (avec 90% de moins de benzène).
  • Recyclage vert (à la compostière, située le long de la voie du métro m1).
8. Un campus durable

Depuis les bancs, descendez par l’unique chemin forestier.
Au bas de celui- ci, partez à droite pour sortir du bois.
Prenez alors à droite le long de la route que vous traversez au passage piéton.
Prenez ensuite à droite l’allée bordée de platanes.
Au premier croisement de chemins, allez à droite.

La direction de l’UNIL, a décidé dès 2012 d’établir une stratégie de durabilité forte qui œuvre à intégrer la durabilité dans:

  • la recherche en favorisant l’émergence de recherches interdisciplinaires, qui permettront de traiter toute la complexité de cet enjeu en traitant des sujets en lien avec les préoccupations de la société civile.
  • l’enseignement, car l’UNIL se doit de transmettre les enjeux de la durabilité aux étudiant·e·s qui fréquentent ses murs, entre autres par le biais de cours à option ou en favorisant l’introduction de composante «durabilité» dans les cours existants.
  • la gestion de son campus en maîtrisant ses impacts sur la biosphère et en fixant des objectifs chiffrés de ses consommations de ressources.

L’UNIL agit aussi au sein de sa communauté afin de sensibiliser à la durabilité dans ses pratiques quotidiennes. Elle vise également à faire rayonner l’UNIL comme un carrefour de réflexion sur cette thématique.
Retrouvez l’éventail des actions durables sur www.unil.ch/durable.

Depuis ce bâtiment de l’Unicentre, vous voyez au loin l’imposant chêne de Napoléon

 

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24230_chene_FDucrest.jpg (UNIL d'un jour)
©David Trotta

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