Rencontres publiques: agenda

Traduire, accueillir | Mai: Interventions dans le cadre de séminaires | Autres rencontres et événements
 

Traduire, accueillir

Samedi 13 avril 2019, à 14h00 Musée historique de Lausanne (Salle Correvon), ouvert à toutes et tous

La traduction, dans sa valeur ontologique, ouvre sur le monde et se présente comme une forme d’hospitalité. En quoi la traduction d’une oeuvre est-elle à chaque fois une expérience neuve ? Quelle pourrait être la devise du traducteur ?

Dans le cadre du Printemps de la poésie

En ouverture du Programme Gilbert Musy, master class de traduction littéraire

 

 

Depuis Chateaubriand et Baudelaire, depuis Hölderlin, Nerval et Mallarmé, il semble bien que quelque chose du destin de la parole se soit joué de plus en plus consciemment dans la traduction. Pour nombre de poètes contemporains, l’aventure de traduire est devenue indissociable de l’expérience d’écriture. « On ne peut traduire, et pourtant on y est obligé. C’est cette impossibilité que j’aime », disait Antoine Vitez. Et il ajoutait : « On est convoqué devant le tribunal du monde à traduire. C’est presque un devoir politique, moral, cet enchaînement à la nécessité de traduire les œuvres. » Traducteur de l’italien et du russe, Jean-Baptiste Para nous livrera ses réflexions sur sa pratique de la traduction. L’acte de traduire est-il en rapport avec une forme de vie ? En quoi la traduction d’une œuvre est-elle à chaque fois une expérience neuve ? Quelle pourrait être la devise du traducteur ? Pourquoi la traduction peut-elle être considérée comme l’une des formes les plus nécessaires de l’hospitalité ? Ces questions et quelques autres sous-tendront un propos où se croiseront les chemins du témoignage et de la réflexion.

 

 

Mai: Interventions dans le cadre de séminaires

Au cours du mois de mai, Jean-Baptiste Para est intervenu dans plusieurs cours et séminaires au sein de la Faculté des Lettres de l'Université de Lausanne.

Ces séances étaient publiques et ouvertes à toutes et tous.

 

Mercredi 8 mai 2019, à 10h15 à l'UNIL, Anthropole, salle 3068

Comme dans un miroir / Come in uno specchio - Dialogue entre Jean-Baptiste Para et Alberto Nessi, dans le cadre du cours de M. Matteo Pedroni, section d’italien

Jean-Baptiste Para est poète et critique d’art, il est rédacteur en chef de la revue littéraire Europe. On lui doit des traductions en français de poètes et d’écrivains italiens (Camillo Sbarbaro, Cristina Campo, Giorgio Manganelli, Antonio Tabucchi, Giuseppe Conte…). Jean-Baptiste Para, bénéficiaire 2019 de la Bourse Gilbert Musy, et Alberto Nessi, Grand Prix suisse de littérature 2016, ont réfléchi à leur expérience de poètes traducteurs, de poètes traduits (Jean-Baptiste Para a traduit Alberto Nessi) et de lecteurs de traductions.

 

Vendredi 10 mai 2019, à 8h30 à l'UNIL, Anthropole, salle 5125

D'une voix l'autre - Dialogue avec Jean-Baptiste Para, dans le cadre du cours : « Littérature et histoire de la littérature », EFLE, M. Arnaud Buchs

Poète et critique d’art, Jean-Baptiste Para est aussi traducteur de poésie, principalement russe et italienne, avec des incursions vers les poètes d’Inde anglophone. Sa passion de la poésie, il la vit aussi dans ses fonctions de rédacteur en chef de la revue littéraire Europe et de directeur de la collection de poésie étrangère « D’une voix l’autre » aux éditions Cheyne. Il transmet ainsi en français des voix singulières du monde entier.

En marge de la master class de traduction poétique qu’il a donné à l’Unil, Jean-Baptiste Para s’est entretenu avec Arnaud Buchs de ce trait d’union entre les cultures que trace la traduction.

 

 

Lundi 13 mai 2019, à 12h15 à l'UNIL, Anthropole, salle 1129

Exploration des fondements anthropologiques de la poésie - Par Jean-Baptiste Para, dans le cadre du cours : « La Poésie », Section de français, Prof. Dominique Kunz Westerhoff

Paul Celan disait que le poème était une bouteille lancée à la mer, dans l’espoir fragile et incertain que le courant l’entraîne vers un rivage où des mains inconnues le recueilleraient. Pour nommer ce rivage, le poète forgeait une expression suggestive et parlait de « terre-cœur ». C’est au cœur de l’être que le poème est accueilli, c’est le cœur de l’être qu’il ranime et auquel il redonne force contre tout ce qui l’étiole, le meurtrit, l’abandonne.

Francis Ponge affirmait que la poésie était « l’atelier de réparation du monde ». Et Baudelaire avant lui avait relevé son incidence dans la vie humaine et sa vertu réparatrice : « C’est une grande destinée que celle de la poésie ! Joyeuse ou lamentable, elle porte toujours en soi le divin caractère utopique. […] Non seulement elle constate, mais elle répare. Partout elle se fait négation de l’iniquité. »

Dans notre société, pourtant, la poésie est sujette à un statut précaire. Nous nous demanderons pourquoi et nous tenterons d’explorer les fondements anthropologiques de la poésie, en réfléchissant au fait que depuis la nuit des temps, il y a toujours eu des poèmes parmi les hommes, comme si ces derniers avaient profondément ressenti que le langage ne se limitait pas à une fonction communicationnelle interhumaine, mais qu’il pouvait et devait être élaboré pour se tourner vers l’ensemble de la réalité terrestre, vers le sensible et le suprasensible, le connu et l’inconnu, vers le cosmos, vers les animaux et vers les morts, c’est-à-dire être une puissance agissante au cœur même de la vie.

 

 

Autres rencontres et événements

Jeudi 9 mai 2019, à 19h00 à Fondation Louis Moret, 33 chemin des Barrières, 1920 Martigny

Rencontre avec Alberto Nessi, Jean-Baptiste Para et Jérôme Meizoz

Poète et écrivain tessinois, Alberto Nessi a reçu le Grand Prix suisse de littérature 2016. Jean-Baptiste Para a traduit deux de ses recueils en français : La couleur de la mauve, trad. avec Christian Viredaz (Empreintes, 1996), et Algues noires, trad. avec Mathilde Vischer (MEET, 2003). Pour cet échange ponctué de lectures, le poète et le traducteur ont été accompagnés de Jérôme Meizoz, écrivain, essayiste et Professeur de littérature à l’Université de Lausanne.

www.fondationlouismoret.ch
Ouvert à toutes et tous

 

Vendredi 24 mai 2019, dès 18h00 au Château de Lavigny, 10 Route d’Etoy, 1175 Lavigny

Grande fête de la traduction - lecture, musiques et agapes - Par le Centre de traduction littéraire (CTL) et le Collège de traducteurs Looren

Avec Jean-Baptiste Para (France), Alexandre Pateau (France), Inese Pētersone (Lettonie), Petruta Spânu (Roumanie), Andrea Spingler (Allemagne), traductrices et traducteurs en
résidence au Château de Lavigny, ainsi que des musicien•ne•s. Conception, mise en espace et musique par Francesco Biamonte

De multiples voix se sont réunies pour une longue soirée festive : on a entendu des poèmes et des récits dans plusieurs langues, des textes contemporains ou très anciens, sélectionnés par des traductrices et traducteurs littéraires de toute l’Europe. Le rythme de leurs mots a dialogué avec celui de la musique. Dans les différentes pièces du Château de Lavigny, le public était invité au voyage et à la rencontre. La soirée s'est déroulée jusqu’au coucher du soleil.

Programme détaillé : www.unil.ch/ctl/fetedelatraduction

Inscription souhaitée : translatio@unil.ch

Ouvert à toutes et tous, entrée libre

 

Samedi 1er juin 2019, à 20h00 à Théâtre de Soleure, Theatergasse 18, 4500 Soleure

Mise en voix, mise en scène - Par les participant·e·s à la Master class de traduction poétique - Conception et accompagnement par Pierre Lepori

Pour la soirée des Prix suisses de littérature aux Journées littéraires de Soleure, le CTL et le Collège de traducteurs Looren ont invité de jeunes traductrices et traducteurs à monter sur la scène du théâtre de la ville. Les participant·e·s de la Master class ont présenté leurs traductions poétiques en français et en italien. Leur lecture était suivie d’un entretien avec Zsuzsanna Gahse, autrice et traductrice, lauréate du Grand Prix suisse de littérature 2019, qui a été mené par Ruth Gantert, membre du jury.

Dans le cadre de la tournée de lecture des Prix suisses de littérature 2019 et des 41èmes Journées littéraires de Soleure | www.literatur.ch/fr
Suivi d’un apéritif. Ouvert à toutes et tous, entrée libre

 

Dimanche 16 juin 2019, à 18h00 au Château de Lavigny, 10 Route d’Etoy, 1175 Lavigny

Lecture des résident·es de Lavigny - Avec Jean-Baptiste Para

En conclusion de sa résidence au Château de Lavigny, effectuée dans le cadre du Programme Gilbert Musy, Jean-Baptiste Para a lu des extraits tout frais de ses traductions des poèmes pour enfants de Maïakovski. Lecture en compagnie des autres résident·es: Gertraud Klemm, Verdan Husic, Yconne Reddick et Peter Stamm. 
Plus d'informations: www.chateaudelavigny.ch/readings/lectures

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