Lundi 11 février 2019 | Journée 1 (18-LFR189) | 9h à 16h45 – UNIL
Prof Alain Boillat – Section d’histoire et esthétique du cinéma, UNIL
Exceptions faites de films basés sur des pièces de théâtre, aucune des fictions réalisées par le cinéaste Alain Resnais n’est à proprement parler une adaptation. Pourtant, la modernité de son cinéma en termes de récit, de montage et de mise en dialogue de la voix et des images résulte précisément d’une forme de transfert de pratiques d’écriture littéraire, celles propres à chacun des écrivains qu’il invite à réaliser pour lui, dans la veine de leurs autres œuvres, un scénario original. À travers une série d’analyses comparatives entre des extraits de films et de textes romanesques, la présente formation livrera certains outils théoriques et informations contextuelles permettant d’examiner comment la littérature s’inscrit dans les films de Resnais, et comment ces derniers phagocytent et transmuent des styles de romanciers (J. Semprun, J. Cayrol, A. Robbe-Grillet ou M. Duras).
Mardi 12 février 2019 | Journée 2 (18-LFR190) | 9h à 16h45 – UNIL
Séverine Graff – Gymnase du Bugnon
Ce cours proposera aux enseignant-e-s des clés pour travailler en classe les principales représentations filmiques du judéocide entre 1945 et 2015. L’analyse des films de fictions - La Dernière Étapede W. Jakubowska, Kapode G. Pontecorvo, Holocaust de M.Chomsky, La Liste Schnindlerde S. Spielberg, La Vita e Bellade R. Benigni ou encore Le Fils de Saulde L. Nemes - croisera l’analyse des polémiques que ces représentations ont générées dans la sphère francophone. Parallèlement à l’étude des polémiques, particulièrement virulentes, dans le champ cinématographique, nous aborderons quelques controverses dans les champs littéraire ou bédéique.
Mercredi 13 février 2019 | Journée 3 (18-LFR191) | 9h à 16h45 – UNIL
Claus Gunti, Section d’histoire de l’art, UNIL
Cette formation introductive vise à offrir aux enseignant-e-s un aperçu transversal de l’impact de l’informatique sur la production artistique des années 1960 à aujourd’hui, abordant la transition numérique dans des domaines aussi variés que les arts plastiques, le cinéma, la photographie ou la littérature. Il s’agira d’évaluer les liens entre technologies, pratiques, discours et concepts théoriques en interrogeant l’informatique comme processus créatif et en analysant les nombreuses implications de ces technologies (interactivité, transmédialité, culture de l’appropriation, réseaux, etc.), afin de retracer l’histoire culturelle de la « révolution numérique ».
Jeudi 14 février et vendredi 15 février 2019 | Journée 4 (18-LFR192) | 9h à 16h45 – UNIL
Barbara Wahlen et Géraldine Toniutti – Section de français, UNIL
« C’est pas faux ! », « On en a gros ! » : qui ne connaît pas au moins une réplique culte de la série télévisée Kaamelott ? À travers son humour souvent corrosif, ses anachronismes parfois loufoques, la série d’Alexandre Astier réinvestit le mythe arthurien en subvertissant ses codes et en actualisant ses enjeux. En prenant appui d’une part sur Kaamelottet d’autre part sur des sources médiévales, en particulier littéraires, nous traiterons notamment la question de l’amour courtois, du Graal et de l’écriture. L’analyse des processus de démythification et de trivialisation nous permettra non seulement de mettre en évidence les mécanismes ludiques de la série, mais également et surtout de souligner la résonance actuelle du Moyen Âge. Kaamelott nous donnera ainsi l’occasion de démontrer ce que l’étude de la littérature et de l’histoire médiévales peut avoir d’attrayant et d’enthousiasmant, pour les enseignant-e-s comme pour les élèves.