Littérature et culture matérielle XIXe-XXIe siècles

Projet de recherche FNS (2020-2024)

Responsable du projet: Marta Caraion (Unil, Section de français)

Équipe du projet: Joséphine Vodoz (doctorante), Sophie-Valentine Borloz (post-doctorante), Nathan Maggetti, Sarah Juilland, Solène Perriard et Boris Colinas Pereira (assistant·e·s étudiant·e·s FNS), Léonie Vermot-Petit-Outhenin (assistante-étudiante SHC)

Partenaires: Manuel Charpy (CNRS), Jacob Lachat (Section de français, UNIL), Judith Lyon-Caen (EHESS), Jérôme Meizoz (Section de français, UNIL), Marion Rivoal (PlaTec, UNIL)

Ce projet se propose de cartographier les rapports entre culture littéraire et culture matérielle dans la littérature européenne de langue française, depuis 1830 jusqu’à la période contemporaine.

Depuis le XIXe siècle, l’essor du réalisme littéraire coïncidant avec les mutations socio-économiques d’une société bourgeoise, capitaliste et en voie d’industrialisation, la littérature construit une pensée de la culture matérielle dont il s’agit de restituer les lignes de force sur une période large (1830-2020). Il existe en effet une continuité entre les questionnements qui émergent dans la première moitié du XIXe siècle et ceux qui occupent nos sociétés contemporaines. L’objectif du projet est de fédérer et d’étudier un corpus mixte de textes littéraires, critiques et théoriques sous la bannière d’une discipline qui, dans le champ des recherches de langue française, n’a pas encore été identifiée comme telle : les études de culture matérielle de la littérature, en résonance avec les travaux théoriques sur la culture matérielle issus des sciences historiques et sociales, fondatrices des material studies. Le projet envisage un volet de rassemblement, de classement et de mise à disposition d’un corpus large de sources textuelles, sous la forme d’une base de données ; et un ouvrage de synthèse et de conceptualisation historique et théorique sur les rapports littérature – culture matérielle, articulé en trois axes de recherche : I. Marchandise, consommation et régimes de singularisation ; II. La mémoire matérielle ; III. Techniques et matières.

Dans ce cadre précis des études de culture matérielle, le projet procédera à l’analyse des rapports des sciences sociales, de l’histoire et de la philosophie avec la littérature. L’idée directrice consiste à affirmer que ces disciplines réunies, par-delà les clivages, élaborent une pensée comparable de la culture matérielle.

Le rôle critique et modélisateur de la littérature est par ailleurs à son comble lorsqu’il s’agit de rendre compte de la société de consommation, industrielle et post-industrielle. Inscrit au cœur de problèmes de société actuels, le projet contribuera à interroger nos représentations du monde matériel dans leur épaisseur idéologique.

 

→ Présentation complète du projet

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