Contre les discriminations raciales

Le respect est une valeur fondamentale de notre université. Dans sa charte, elle garantit à ses membres le respect des droits fondamentaux de la personne humaine. L’UNIL souhaite promouvoir un climat de travail et d’études sain, inclusif et non discriminatoire, permettant à chaque membre de la communauté universitaire de se sentir respecté·e, de s’épanouir et de mobiliser ses compétences pour assurer au mieux la réussite de ses projets d’études, de recherche et/ou professionnels. La discrimination raciale n'est pas tolérée.

 

Le Bureau de l'égalité soutient des actions visant à réduire la discrimination raciale aux niveaux structurel, institutionnel et individuel. Il est à disposition des services, des facultés et des associations de l'UNIL pour accompagner des mesures et des projets cherchant à prévenir les discriminations et à sensibiliser le milieu universitaire à cette question. Il peut en outre offrir son soutien à toute personne qui s’estime victime de discrimination.

 

Le Bureau de l'égalité, en partenariat avec diverses associations présentes sur le campus de l'UNIL, organise une semaine d'évènements contre la discrimination raciale. Elle aura lieu du 16 au 20 mars 2020, à la veille de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, le 21 mars.
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Racisme

On entend par racisme une idéologie qui classe les personnes dans des groupes prétendument naturels appelés « races » en fonction de leur appartenance à une ethnie, un État ou une religion, et qui établit une hiérarchie entre ces groupes. L’être humain n’est alors plus considéré ni traité comme individu, mais comme membre d’un groupe soi-disant naturel et doté de caractéristiques collectives jugées immuables.

La notion de « race » est une construction sociale qui ne se fonde pas seulement sur des caractéristiques visibles, mais aussi sur de prétendues différences culturelles, religieuses ou liées à l’origine. Les tenant·e·s du racisme prétextent l’appartenance à une ethnie, une culture ou une religion pour justifier des inégalités socio-économiques ou liées à l’éducation par exemple, en leur attribuant une cause biologique.

Discrimination raciale

La discrimination raciale désigne tout acte ou pratique qui, au nom d’une particularité physique, de l’appartenance ethnique ou religieuse ou encore d’une caractéristique culturelle, discrimine une personne de manière injustifiée, l’humilie, la menace ou met en danger sa vie ou son intégrité corporelle. Contrairement au racisme, la discrimination raciale ne repose pas forcément sur des présupposés idéologiques. Par ailleurs, elle peut être intentionnelle, mais il arrive aussi souvent qu’elle ne soit pas délibérée (p. ex. discrimination indirecte ou structurelle).

Xénophobie

La xénophobie est une attitude fondée sur des préjugés et des stéréotypes, qui associe tout ce qui est considéré comme « autre » ou étranger à des sentiments négatifs. Par un mécanisme sociopsychologique, l’hostilité manifestée envers les « étrangers » engendre un sentiment de supériorité. La perception des personnes jugées « étrangères » ou « autres » ne repose pas sur des critères anthropologiques, mais socioculturels. En d’autres termes, elle n’est pas innée et peut donc évoluer.

L’utilisation du terme de xénophobie n’est pas sans danger, car expliquer les mécanismes de stigmatisation par la psychologie et la biologie (avec le suffixe « -phobie ») revient à attribuer la discrimination et l’exclusion à des causes naturelles et à les justifier. Cette notion est néanmoins utile pour désigner une attitude diffuse, pas nécessairement d’origine idéologique, qui repose sur le refus général de tout ce qui est « étranger » et la crainte de la « surpopulation étrangère », et appelle de ses vœux une politique d’immigration discriminatoire et restrictive. Son emploi se justifie aussi par son ancrage dans les traités et documents internationaux (souvent avec la formulation « racism and xenophobia »).
 

Discrimination multiple / intersectionnelle

Il y a discrimination multiple lorsque celle-ci se fonde sur plusieurs critères à la fois (p. ex. une particularité physique ou l’appartenance religieuse combinée au genre, à la classe sociale, à un handicap ou à toute autre caractéristique).

Il y a discrimination intersectionnelle lorsque plusieurs formes d’exclusion interagissent et engendrent une discrimination qui, sans cette interaction, ne se produirait pas. Un acte raciste envers une femme peut par exemple se manifester de manière sexiste ou, à l’inverse, une action à visée sexiste peut être liée à un motif raciste.

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Semaine d'évènements contre la discrimination raciale du 16 au 20 mars 2020

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